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Université Libre Internationale de Moldova

Institut de Recherches Philologiques et Interculturelles

Multilinguisme, Contrastivité et Communication Interculturelle, 7-8 avril 2017

ICFI
25.10.2016
Formulaire d’inscription

La Francopolyphonie 2017

Édition XII

Multilinguisme, Contrastivité et Communication Interculturelle

Colloque international

Chișinău, ULIM, 7 - 8 avril 2017

Appel à communications

Redéfinissant et transcendant l’ancien Projet de recherches – Études contrastives en philologie romano-germanique l’Institut de Recherches Philologiques et Interculturelles (ICFI) lance un nouveau Projet de recherches philologiques et interculturelles – Multilinguisme, contrastivité et communication interculturelle.

En partant du fait qu’à l’étape de la mondialisation la recherche se confronte de plus en plus avec des défis inter- et trans-disciplinaires dans l’exploration des contacts linguistiques et culturels, nous nous proposons une nouvelle démarche interculturelle de l’investigation de la linguistique, de la littérature, de la traduction et de la communication. Cette démarche portera un caractère euristique complexe de l’observation philologique via l’interculturalité et la transdisciplinarité, orienté vers le développement de la pensée philologique dans le contexte de nouvelles théories linguistiques, philosophiques et socioculturelles. Or, une revanche épistémologique du phénomène langagier toto genere s’impose dans l’intention de (re)configurer une dialectique judicieuse de la triade phénoménale : homme-culture-civilisation en profilant une complémentarité polytrope de l’interface dynamique réel-rationnel-relationnel, basée sur trois piliers essentiels : être-espace-temps. Une pareille approche, doit substituer, à notre sens, le paradigme dualiste de l’opposition fragmentaire, réductionniste, disjonctive par un paradigme complexe, ouvert et intégratif

L’interculturalité située à la confluence du savoir et de l’agir, ne signifie pas seulement reconnaître la valeur de la dissemblance, de l’écart et/ou de l’opposition des langues-cultures, mais aussi leurs échanges constants, la „contamination” réciproque et la fécondité collatérale – caractéristiques inhérentes de la civilisation humaine. Pour ce faire, le paradigme interculturel requiert également un engagement conscient et affectif, éléments que l'on retrouve essentiellement dans les langues, les littératures, la traduction, la communication et l’enseignement – disciplines fondatrices des sciences humaines et de la nature humaine. Mission d’autant plus compliquée, parce que, par rapport à la culture partagée (un vécu qui échappe au contrôle conscient, construit plutôt sur l'imitation que sur la réflexion) la culture savante s'apprend, s'acquiert, se cultive et nécessite a priori des efforts réfléchis, délibérés, perspicaces, soutenus et méthodiques dans le but noble et ultime de devenir culture partagée en utilisant une idéologie de la solidarité et des pratiques d’enseignement constructiviste.

Le langage humain est créateur des significations-mondes et leur genèse se réalise par diverses modalités, propres aux diverses langues naturelles. La langue-code est la matrice existentielle d’un peuple, pendant que le parler constitue une incursion dans l’univers du dire, de l’énoncé et de la communication. La nécessité d’une linguistique intégrale, plus rapprochée du rapport concerté langues-cultures, le questionnement sur la signification circulaire entre le linguistique et l’extralinguistique, sur la référence et le (con)sens de la représentation des mondes impose le déplacement de l’intérêt gnoséologique sur une articulation équilibrée et pragmatique des signes verbaux entre langage-spiritualité-réalité. Ainsi, l’unité spéculative du Langage et de l’Être contribue à une mise en forme du réel, au fondement de notre rapport au monde, à autrui et à soi, au renouvellement incessant et au mouvement du sens dans son devenir.

Le multilinguisme/plurilinguisme est un phénomène polymorphe mettant en valeur les langues-cultures, indice de l’évolution civilisationnelle actuelle et constitue un domaine d’interconnexion de plusieurs disciplines: anthropologie, sociologie, psychologie, philosophie, sciences du langage et de la communication etc. derrière lesquelles se (re)trouvent des doctrines, des hypothèses, parfois des solutions, mais le plus souvent des questionnements. Ainsi, une vision complexe et intégrale s’impose, mettant en relief les valeurs lexico-grammaticales, les fonctionnalités idiomatiques et les impératifs formatifs à une époque de la babélisation.

La littérature , dans ce contexte, tient d’une concertation et raccordement de l’investigation des valeurs européennes et universelles. Le phénomène littéraire devrait faire preuve d’une synchronisation des littératures nationales avec les valeurs universelles par l’intermédiaire des créations représentatives des littératures indigènes, par l’illustration des problématiques liées à l’herméneutique littéraire, la poétique, la critique et la stylistique littéraire dans une perspective comparative et interculturelle, ainsi que d’une définition claire de l’interaction, de la genèse et de la compréhension du texte littéraire.

La traduction par définition ne trouve son essence que d'être partage et/ou parcours herméneutique entre deux cultures, entre deux discours, entre deux sujets, étant le plus indocile des actes langagiers qui révèle une opposition factice et/ou adaptative entre identité et altérité. La mission titanique qui s’en suit est cette activité de relation par excellence comme rapport demeuré rapport (Meschonnic) qui permettrait mieux reconnaître une altérité dans une identité. Une telle démarche médiatrice réduit l'opposition banale et aporétique entre partisans de la lettre, attachés au texte de départ (sourciers) et défenseurs du sens, soucieux de l'efficacité de la transmission du message (ciblistes). Une traduction est toujours sur une ligne de fuite, jamais définitive, toujours ouverte à la reprise, à la retraduction par nature et nécessité. C’est aussi un dépassement - progression en avant (Hegel), représentation-suppléance (Gadamer) parce que l'identité d'une traduction est faite d'altérité et sa nature hétérogène montre qu'il ne s'agit là que de deux modes d'être qui, de surcroît, ont ontologiquement besoin l'un de l'autre.

La communication et les medias dans les conditions de la mondialisation constituent un défi pour la stabilité et le bien-être social. Les modes et les manières de communication, la présentation de la réalité n’agrée plus les incursions spéculatives, partisanes et engagées de la communication et de la relation, en nous invitant de concevoir le monde comme un plurivers, un monde du consens relationnel et du dialogue constructif.

La diversité existentielle, question primordiale et/ou ultime de la Réalité et de l’homme, s’avère un défi pour la pensée humaine (unité ↔pluralité), pour la socialisation (moi↔autre), pour la culture toto genere (identité↔altérité) dans les conditions de la mondialisation. Or, l’enjeu des recherches comparatives-interculturelles n’est pas réductionniste mais complexe, ouvert et prometteur parce que les phénomènes linguistiques s’avèrent constitutifs et configuratifs dans la génération et la structuration des langues-cultures pendant que leur « anthropogénie » nous invite à les rapprocher dans le but d’une meilleure intercompréhension entre les êtres humains.

En suivant les fils conducteurs exposés, nous invitons les chercheurs à donner libre cours à leurs contributions pour pouvoir profiler de nouvelles perspectives et pratiques lingvo-culturelles contrastives dans le dessein de l’implémentation d’une interculturalité à venir. Ainsi, les aires de recherche se concentreront autour de notre projet institutionnel Multilinguisme, contrastivité et communication interculturelle dans les domaines mentionnés :

- linguistique;
- littérature;
- traduction;
- didactique des langues-cultures;
- communication, arts, medias.

Langues de communication : français, espagnol, italien, roumain, anglais, allemand, russe.

Modalités de participation:
- in praesentia – 07 avril 2017 : séances plénières et ateliers;
- viséoconférence – 08 avril 2017.

Calendrier

- Les titres avec des résumés (publiés dans le programme du colloque) devraient parvenir à l'adresse inst_cult2006@yahoo.fr avant le 15.03.2017 par l’intermédiaire du formulaire à remplir ;
- Les textes in extenso accompagnés de la Déclaration des droits de l’auteur, seront déposés le jour du Colloque, le 07.04.2017 ;
- Les consignes de rédaction sont disponibles sur le site de l’Institut icfi.ulim.md
- Les textes inédits et représentatifs seront publiés dans une édition spéciale de la revue INTERTEXT (catégorie B, diffusion internationale) (nr.1/2017) qui sera disponible, version électronique et imprimée.

La revue INTERTEXT (ISSN 1857-3711, EISSN 2345-1750, enregistrée dans les bases de données : EBSCO, GIF, DRJI), spécialisée en philologie et en culturologie, est classée par l’Académie des Sciences de Moldova dans la catégorie B (diffusion internationale). Elle est disponible sur le site : icfi.ulim.md

Contribution financière :
30 € pour les participants étrangers (documents Colloque, publication)
200 MDL pour les participants moldaves (documents Colloque, publication)

Possibilité d’hébergement dans les espaces de l’hôtel de l’ULIM aux prix convenables.

Une excursion dans les fameuses caves de Mileştii Mici / Cricova (http://itravel.md/ro/turismul-in-moldova/vinurile-moldovei/beciurile-subterane-cricova.html), ville viniviticole sous-terraine incluse dans le Livre Guinness des Records, pourrait être organisée aux frais des intéressés (environ 50 €).

Le comité d’organisation